vendredi 1 mai 2009

"11.09 COLLAGE" Témoignages sur le 11 septembre
A l'occasion de la création de la pièce de David Hare, "Stuff Happens"
(du 13 mai au 14 juin au Théâtre Nanterre-Amandiers)

Le rideau à Sonnette vous invite à la présentation d'un travail d'atelier mené par Nicolas Gaudart à Paris10-Nanterre avec un groupe d'étudiants en Arts du spectacles :

"11.09 COLLAGE" Témoignages sur le 11 septembre
D'après Michel Vinaver, Israël Horovitz, Patrick Bouvet et Jean-Michel Espitallier

Le 11 MAI
19h
Au THÉATRE B.M. KOLTЀS
Bat. L, Université Paris 10 Nanterre
RER Nanterre-Université

Le 23 MAI
11h
MÉDIATHЀQUE PIERRE ET MARIE CURIE
5, Place de l’Hôtel de Ville
RER Nanterre-Préfecture

"Confrontant une approche émotionnelle du 11 septembre et une autre plus distante, qui interroge la manière dont nous est parvenue l’information, cette lecture permet de découvrir une sélection de textes où témoignages et analyse des souvenirs s’interrogent mutuellement."

dimanche 17 août 2008


ÇA PREND UN TEMPS FOU POUR ARRIVER


D'après WELL, premier roman de Matthew Mcintosh



ÇA PREND UN TEMPS FOU POUR ARRIVER est un projet d’adaptation pour la scène de Well, premier roman de Matthew Mcintosh.

Les personnages de Well, ce sont les habitants de Federal Way, une banlieue américaine qui n’attire personne, à part l’ennui. Tous se font les témoins des « transformations successives du monde ».

« Pourquoi est-ce que nos supermarchés sont devenus tellement énormes ? » demande la première voix. « Pourquoi est-ce que les choses se dégradent constamment ? Est-ce qu’il existe des gens pour qui les choses s’améliorent ? A part ceux qui gagnent au loto ? » s'interroge une autre.

Une plongée dans des lieux impersonnels, des espaces de transit, à la suite d'une galerie de figures engluées qui « tentent d’arriver », mais c’est long et ça prend un temps fou.

Ce roman, moderne dans sa forme et son propos, est le point de départ d’un projet théâtral original et ambitieux, l’occasion d’une reflexion sur l’espace de représentation, sur l'idée d'un cadre et d'une esthétique associant un certain héritage populaire aux technologies actuelles, et dans lesquels le spectateur d’aujourd’hui puisse se reconnaître.


Qu'est-ce que WELL ?


Imaginez le Nord-Ouest des États-Unis dix ans après le suicide de Kurt Cobain...
Federal Way, banlieue ouvrière de Seattle.
Venus de nulle part, barman, boxeur, informaticien, pêcheur, mère de famille, rock star imaginaire, bandit - des vies en proie aux pulsions les plus sombres luttent désespérément contre la détresse qui les afflige. Well est autant de variations subtiles sur les grands thèmes de la vie de tous les jours : le chômage, la dépendance, la séparation. Jamais l'humanité ne s'était incarnée dans un roman avec «autant de bruit et de fureur». Les tourments et les défaites de l'Amérique moyenne y sont auscultés comme les signes et symptômes des désillusions mais aussi des espoirs d'une société désabusée.
«Plus que des personnages de roman, l'auteur décrit des êtres avec tous leurs espoirs, leurs rêves, leurs peurs, leurs haines, leurs passions, leurs illusions et leur pouvoir de raison qui sont une part du dilemme de l'espèce humaine. Ce livre est un plaisir de lecture, une merveilleuse expérience humaine... Il résonne encore en moi».
Hubert Selby Jr
- éditeur : Points - date d'édition : 2006 -


WELL - dans le Monde.fr



Le petit monde de Well se tue à le répéter : "Ça va aller." Effectivement, ça va, par poignées de cachets, par gorgées d'alcool, par bouffées délirantes, si violentes qu'on pourrait les confondre, parfois, avec de l'espoir.
Pris sous diverses dépendances et l'œil précis d'un jeune écrivain de 28 ans, Matthew McIntosh, les personnages de ce premier roman, mère au foyer, junkie, fille mère, barman, boxeur sur le retour, ancien vétéran et jeune asocial, touchés par la même dérive, racontent leurs bribes de vies chaotiques depuis Federal Way, la banlieue ouvrière de Seattle où ils évoluent, et où Matthew McIntosh vit lui-même.
Pourtant, tous rêvent de s'en sortir in extremis et, comme leur équipe de foot favorite, de marquer les points vainqueurs juste avant le temps réglementaire, quitte à se défoncer. Sombre fiasco en perspective. "Fishboy", jeune étudiant paumé, l'une des voix du roman qui se lève le temps d'un chapitre avant de s'éclipser, le dit à sa manière : "J'écrivis dans mon petit carnet : Dîner - exquis. Touché le sein d'Emily. Tout foiré. On creuse nos propres tombes, et signais Anonyme." Nouvelle désillusion pour ce personnage, lorsque, sorti de sa banlieue pour la première université venue, il abandonne ses rêves de pisciculture, démotivé par ce nouvel environnement, au fond similaire au premier, "mais plus encore - il est bon de le souligner - parce qu'il n'y avait pas d'eau dans tout l'Etat du Nebraska."
Destins absurdes, choix avortés, couples dépareillés, familles déglinguées : on croirait voir lutter en désordre des "rats en flammes", pour reprendre l'expression d'un des personnages, ou encore errer les rescapés d'une arche éventrée, échouée en rase banlieue, avec pour devise un extrait de l'Evangile de saint Matthieu, ironiquement interprété et mis en exergue du roman : "Et voici que moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps."
McIntosh construit son monde à l'aide de quelques voix évanescentes, d'indices livrés avec une belle parcimonie de novelliste, et de quelques points d'ancrages récurrents. Le suspense d'un match de football, la clientèle éclectique d'un bar glauque, la carrière en berne d'un boxeur retraité lui suffisent pour construire la trame de son roman. (...) Sa découpe du récit, son art du détail, du point de vue et de l'interprétation brouillée créent souvent des instants de grâce. (...)
"Ce monde doit rester incompréhensible", affirme l'une des voix, dans le roman. A lire ces pages et à voir la maîtrise prometteuse de l'économie d'ensemble, on comprend pourquoi feu Hubert Selby Jr., l'auteur regretté de Last Exit to Brooklyn, salua ce premier roman à sa sortie.

Fabienne Dumontet


Deux études préparatoires :











Petit' Ô



C’est l’histoire de la première fois.

Un voyage tendre et drôle au coeur des émotions premières, des sensations nouvelles :

L’air ça entre et ça remplit
La lumière, ça pique et ça fait loucher !
La mer c’est grand. C’est grand comment ?
Le vent, il vous file entre les doigts.
La pluie, ça chante ? Et même ça danse!
Et la terre, c’est mou ? C’est doux ? C’est doux comment ?

C’est l’histoire de Petit’Ô qui se découvre en rencontrant le monde.

Trois comédiennes tissent les fils d’un rêve « doux, doux, doux » mêlant jeu, chant et sonorités, invitant petits et grands à franchir les portes de leur imaginaire.



Spectacle jeune public (1 à 6 ans) conçu et interprété par Gwenaëlle Mendonça, Sandrine Nicolas et Hélène Seretti

Contact : petitO@ymail.com


lundi 5 novembre 2007

Reprise !!

ANATOLE FELDE & GZION

de Hervé Blutsch


Trois employés, emportés dans une lutte à mort contre la routine de la vie de bureau. Trois cosmonautes, perdus dans l’espace sans espoir de retour. Pour appréhender leur réalité, les personnages de ces deux farces tragiques vont faire le choix d’une bascule irréversible dans le champ du ludisme et de l’invention.


le 14 décembre
20h30
au Théâtre Victor Hugo de Bagneux
14 avenue Victor-Hugo 92220 Bagneux
Resa : 0146631054

le 17 décembre
14h30
à l'auditorium de l'ANPE Spectacles
50, rue de Malte, 75011 Paris
Resa : lerideauasonnette@hotmail.fr




dimanche 18 février 2007

Rentabilité ?

Personne ne s'insurge contre la paresse des voies ferrées entre chaque passage de train.
(Marcel Duchamp)



et, en guise de bonus, un autre discours du même :

« Bête comme un peintre.Ce proverbe français remonte au moins au temps de la vie de Bohème de Murger, autour de 1880, et s'emploie toujours comme plaisanterie dans les discussions.Pourquoi l'artiste devrait-il être considéré comme moins intelligent que Monsieur tout-le-monde ?Serait-ce parce que son adresse technique est essentiellement manuelle et n'a pas de rapport immédiat avec l'intellect ?Quoi qu'il en soit, on tient généralement que le peintre n'a pas besoin d'une éducation particulière pour devenir un grand Artiste.Mais ces considérations n'ont plus cours aujourd'hui, les relations entre l'Artiste et la société ont changé depuis le jour où, à la fin du siècle dernier, l'Artiste affirma sa liberté.Au lieu d'être un artisan employé par un monarque, ou par l'Eglise, l'artiste d'aujourd'hui peint librement, et n'est plus au service des mécènes auxquels, bien au contraire, il impose sa propre esthétique.En d'autres termes, l'Artiste est maintenant complètement intégré dans la société.Emancipé depuis plus d'un siècle, l'Artiste d'aujourd'hui se présente comme un homme libre, doté des mêmes prérogatives que le citoyen ordinaire et parle d'égal à égal avec l'acheteur de ses œuvres.Naturellement, cette libération de l'Artiste a comme contrepartie quelques-unes des responsabilités qu'il pouvait ignorer lorsqu'il n'était qu'un paria ou un être intellectuellement inférieur.Parmi ces responsabilités, l'une des plus importantes est l'ÉDUCATION de l'intellect, bien que, professionnellement, l'intellect ne soit pas la base de la formation du génie artistique.Très évidemment la profession d'Artiste a pris sa place dans la société d'aujourd'hui à un niveau comparable à celui des professions « libérales ». Ce n'est plus, comme avant, une espèce d'artisanat supérieur ».

Marcel Duchamp, « L'artiste doit-il aller à l'université ? » Allocution (extrait) à l'université d'Hofstra, New York, 1960 Reproduit dans Duchamp du signe, pp. 236-239, Flammarion, 1994 © Succession Marcel Duchamp, Adagp, Paris 2005

samedi 17 février 2007

Le rideau à sonnette



Le Rideau à sonnette est une jeune compagnie théâtrale, basée en Ile de France.

Le Rideau à Sonnette réuni des artistes aux expériences et spécialités variées : acteurs, danseurs, chanteurs, auteurs, metteurs en scène, vidéastes, photographes, scénographes, pratiquants d’arts martiaux…
Notre ambition commune est d’associer nos spécificités dans l’élaboration d’un projet scénique original.

Le Rideau à sonnette travaille à la diffusion de textes contemporains, à l'élaboration d'un langage propre à la scène de Théâtre, à la recherche d'un équilibre entre tradition et modernité, à l'affirmation de la valeur poétique, divertissante, et néanmoins consciente du médium théâtral.

Anatole Felde & Gzion de Hervé Blutsch, dernier spectacle de la compagnie, a été présenté à la MC93 - Bobigny en septembre 2006.

Si vous voulez découvrir le clip réalisé à partir des représentations :

http://video.google.fr/videoplay?docid=-7247674820442022953&hl=fr

si vous désirez plus d'informations sur ce spectacle ou les autres activités de la compagnie :

www.lerideauasonnette.fr

lerideauasonnette@hotmail.fr